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expertise et horizontalité par      le 25 juillet 2007 sur e-soutiens


Partie 1 – le résidu de chamane

Je n’ai pas, ne serait-ce que n’ayant pas la culture nécessaire, l’intention d’embrasser ici l’ensemble de la question de l’expertise au Modem. Je souhaite simplement attirer l’attention sur ce sujet crucial et soumettre quelques propositions très concrètes.

L’expertise c’est en quelque sorte la capacité à rassembler et mobiliser le meilleur du savoir, notamment scientifique, avant/afin de définir une stratégie et des actions censées modifier la réalité et agir sur les processus d’évolution.

En politique on a longtemps cru qu’il suffisait d’avoir une idée, une vision ou une conviction pour agir. L’idée mènerait le monde et le politique est par nature (ou par habitude) celui qui « saisit » les enjeux et « guide » l’humanité à son amélioration sinon à sa rédemption. Cela explique d’ailleurs que l’homme politique aille parfois -c’est moins vrai à certaines périodes- contre les idées dominantes ou le désir populaire : il est en effet « éclairé » d’une lumière spéciale qui lui vient des rois sinon des dieux. Par définition l’homme politique est un « grand homme », un homme spécial, un homme que ses pouvoirs spéciaux de vision isolent du commun des mortels, un homme condamné à une certaine solitude (d’ailleurs il est le seul à « traverser le désert », il prêche aussi). Solitude qui est le prix (ou le signe) de sa grandeur. L’homme politique est résidu de chamane.

Dans ce tableau le seul problème est que l’idée viendrait au politique comme par magie ou enchantement. Cette croyance au pouvoir quasi magique de « ceux qui ont l’idée » -et l’idée pour les autres- demeure dans la culture quotidienne et populaire du politique car les « hommes » politiques ont tendance à entretenir cette croyance pour entretenir leur image de « penseur », de deus ex machina, d’homme providentiel, de sauveur des humbles par l’intercession auprès des forces qui mènent le monde…
Il est probablement vrai que longtemps le politique a procédé de l’intuition, de la capacité à percevoir les dynamiques, les résistances ou enjeux, et les possibles d’une période. Mais ne nous leurrons pas : dès Hannibal ou César, la détention et la recherche d’information ont été une constante, une des bases du pouvoir (à côté bien sûr du contrôle des richesses et surtout des clientèles). Ne nous trompons pas, les Machiavel, Medicis, Talleyrand, Gambetta ou Jaurès, les de Gaulle ou Mitterrand étaient de grands lecteurs… Comment en effet gouverner en étant inculte ? L’intuition, le « coup » permettent, dans des circonstances très réduites et ponctuelles, de prendre le pouvoir, mais non de le garder, moins encore de le conquérir. Moins encore de faire honneur aux nécessités qu'a un territoire ou une société de se regarder, d’évoluer et de faire effort.

Le politique ne pouvant tout savoir et étant (par nature ?) un homme d’action, il ne peut tout penser et penser à tout. La politique a donc recours à l’expertise. Ce qui est une manière d’avouer son ignorance ou sa situation de généraliste, d’interface de toutes les faces du réel. Cette situation met d’ailleurs en lumière une contradiction : celle qui se fait jour entre le caractère seul de l’homme politique, sa singularité, et le caractère désormais évidemment collectif et pluriel du savoir. L’ère du souverain éclairé et encyclopédiste est révolue (fin XIXè ?). L’homme politique passe ainsi une grande partie de son temps (plus qu’il ne lit) à gérer le grand écart entre l’origine collective et produite par autrui de ce qu’il dit, propose ou fait, et l’origine ou la touche qui sont dues à sa propre personne. Cela explique en partie l’inflation de la comm, le souci et les stratégies de la « visibilité » (transposition en politique de la « signature » de l’artiste), cela explique en partie les coups de baguette sur les doigts de ceux qui disent ou dévoilent trop tôt, ôtant par là le pouvoir de leur maître à « signer » une mesure. D’où sans doute aussi l’inflation depuis 20 ans des lois dont le n° est valorisé par un nom (loi Quillot, loi Carrez, loi de Robien etc.).
L’homme politique s’entoure donc d’experts, sollicite et rémunère des clubs, des cabinets. Il a recours à des études spécifiques. Il organise même des colloques ou ateliers. Bref, il pense à plusieurs. Comme tout le monde.

Je suis certain que François Bayrou est particulièrement sensible à la question de l’expertise. D’ailleurs c’est autour d’elle –et il est vrai de la remarquable capacité d’expertise que rassemblait l’UDF pour des raisons historiques (à cet égard le livre anti-Bayrou de De la Loyère n’est pas inintéressant non plus : Le centre des trahisons par Georges de La Loyère et Michel Bassi)- que FB a construit un pan essentiel de la présidentiabilité qui s’est révélée aux français fin 2006. La fuite des notables UDF s’est traduite par une perte abyssale de l’expertise. Cela peut éclairer d’éventuels doutes ou défections de seconde génération (pour un politicien vivant de ses mandats, quel avenir électif dans un parti désormais dépourvu de « pensée « et de « think tank » ? Cela explique par exemple, entre nostalgie et angoisse de la perte de capacité à parole, les appels logiques de certains d’entre nous en faveur du retour de de Courson, grand spécialiste des finances publiques. Mais aucun retour de la capacité experte n’est envisageable par un (improbable voir insincère) retour des hommes.
Par ailleurs une importante capacité d’expertise provient des députés et des attachés : or évidemment le le MoDem ne peut compter dessus. Pas plus qu’il n’a la possibilité de pouvoir compter sur l’expertise que donne forcément l’exercice du pouvoir dans les grandes villes et agglomérations (cf. par exemple « 2.L'expertise, les sciences sociales et la construction économique du local » dans http://calenda.revues.org/nouvelle5542.html )

Le problème est sérieux et j’imagine Fr. Bayrou passer plus de temps à échafauder une remontée de cette capacité d’expertise qu’à nous lire. La construction de la capacité d’expertise du MoDem est une nécessité urgente, elle doit être selon moi un grand objectif collectif MoDem. Bien plus, excusez-moi, que la rédaction d’une charte qu’il faut faire mais en ne lui donnant pas une importance démesurée.
Notre MoDem doit construire sa capacité à penser, à lire la société, à élaborer un projet. Il doit connaître les dynamiques, les remèdes les zones de non-pensée du social. Privée de cette capacité il sera muet ou ne remuera que des lieux communs. Et s’affaiblira inexorablement l’extraordinaire perspicacité de Fr. Bayrou, de même son admirable capacité à percevoir les glissements ou les possibles, et à mettre les mots pour le dire.

Je vois 2 routes pour construire cette capacité :
- la première est celle, classique et indispensable, de tout groupe politique : réunir des experts autour de personnalités, de sujets de forums, colloques, tables-rondes ou ateliers. Et le plus souvent rémunérer des études. Tout cela a un coût (et selon moi le MoDem doit y investir un maximum de ses finances pendant plusieurs années). Tout cela est d’autant plus difficile et demandera d’autant plus de temps que le MoDem est récent, sans parlementaires ni élus.
- la seconde est celle qui fera appel à l’immense vivier des adhérents du MoDem. Certes sa capacité opératoire ne peut être comparée à celle de l’expertise professionnelle, rémunérée et convoquée par les instances dirigeantes ou agrégée autour des personnalités MoDem : en effet, la voie classique d’expertise s’alimente directement à la source des sciences sociales, de l’entreprise, de la finance etc. En même temps elle est plus prisonnière des paradigmes et des orientations idéologiques de ces cercles socialement restreints et souvent professionnellement endogames. La voie classique est en quelque sorte rapide, comme les médicaments classiques de la chimie allopathique qui agissent rapidement en suivant le circuit court du sang.

La voie MoDem, populaire en quelque sorte, présente cependant plusieurs avantages que je souhaite aborder, pour des raisons de longueur de cet article (à lire et à écrire) dans une contribution ultérieure.

Disons en résumé ici qu’elle :
- mobilise le MoDem et fait sa place à l’individu compétent par milliers,
- fait se connaître ses membres les uns aux autres (ce serait moins « tourne en rond et écharpe-moi » que la période actuelle sur e-soutiens qui a en fait trop duré pour ne pas tourner à l’épuisement…),
- donne localement forme et visibilité au MoDem,
- crée entre spécialités (par exemple urbanisme et écologie ou énergie, transport et écologie via la notion d’écoresponsabilité) des approches transverses et nouvelles.

L’expertise populaire MoDem créera ces approches transverses localement, dans les termes d’un projet pour nos départements ou agglomérations, projet qui à la fois exprimera et donnera corps à un projet politique MoDem plus global, d’échelle française ou européenne. Ainsi le projet MoDem tirera de son émergence concrète, très large et territorialisée les racines de sa faisabilité et de sa portabilité populaire.

Dans le même temps cette voie MoDemo-MoDem de formation d’expertise sera de surcroît un formidable lieu d’expérimentation et de fonctionnement horizontal. Elle sera ensuite un double foyer de démocratie. Elle appelle quelques dispositions d’organisation.

Partie 2 – MoDemCuriosus et MoDemRessource

Je reprends pour la développer la seconde voie de construction de la capacité d’expertise du MoDem : faire appel à l’immense vivier des adhérents.
Certes cette capacité opératoire ne peut se comparer à celle de l’expertise professionnelle, rémunérée et convoquée par les instances dirigeantes ou agrégée autour des personnalités MoDem. En effet, la voie classique d’expertise s’alimente directement à la source des sciences sociales, de l’entreprise, de la finance etc. En même temps elle est plus prisonnière des paradigmes et des orientations idéologiques de ces cercles socialement restreints et souvent professionnellement endogames. La voie classique est en quelque sorte rapide, comme les médicaments de la chimie allopathique qui agissent rapidement en suivant le circuit court du sang, ciblés au point qu’ils ignorent parfois le peuple des cellules et sa vie.

Cette seconde voie d’expertise fait appel au tissu MoDem. Elle constitue une voie populaire en quelque sorte, et présente cependant plusieurs avantages y compris dans la dynamique auto-constructive du Mouvement Démocrate. En effet :

- elle mobilise le MoDem et fait sa place à l’individu compétent par milliers,
- elle fait se connaître ses membres les uns aux autres en les appelant à travailler sur un sujet, un thème précis qu’il soit régional ou plus large (par exemple : le doublement de l’A.9 et le ferroutage en Languedoc, enjeux sur l’axe européen Bulgarie/Portugal)

- elle opère comme un double foyer de démocratie pour un mouvement qui se veut démocrate d’abord en lui-même : démocratie par la recherche de la participation de tous, et par la volonté de culture sociale ; démocratie ensuite parce que ce fonctionnement sera facteur d’équilibre interne : il « parifiera » au sein du MoDem le « pouvoir » des élus ou des responsables d’appareil avec celui, concret, de dossier, issu de la société civile, des responsables et participants de groupes thématiques.

- elle donne localement forme et visibilité au MoDem dès lors que les thèmes sont ancrés régionalement (ce qui n’est pas et ne doit pas être toujours le cas) ou lorsque le MoDem local organise un débat sur un thème travaillé ailleurs. Il s’agit là d’une instillation sociale du MoDem par association de premiers cercles (proches, sympathisants, professionnels concernés) à des séances thématiques, des débats.
- elle crée entre spécialités (par exemple urbanisme et écologie ou énergie, transport et écologie via la notion d’écoresponsabilité) des approches transverses et nouvelles.
L’expertise populaire MoDem créera ces approches transverses localement, dans les termes d’un projet pour nos départements ou agglomérations, projet qui à la fois exprimera et donnera corps à un projet politique MoDem plus global, d’échelle française ou européenne. Ainsi le projet MoDem tirera de son émergence concrète, très large et territorialisée, les racines de sa faisabilité et de sa portabilité populaire.
Un exemple : le groupe MoDem de Montpellier que je conduis (provisoirement, en simple animateur) a entamé une réflexion sur la question de la construction et du logement (cf. archeo sur e-soutiens 30 Juin 2007 – compte-rendu en cours), sur la base de document et d’un professionnel membre du groupe. Cette réflexion sera prolongée régulièrement et recherchera des compétences nouvelles ou extérieures. Elle donnera lieu fin 2007 à une exposition sur les formes alternatives de construction (écoresponsables, compactes, groupées). L’expo devrait être couplée à un débat. Nous aimerions que des collègues MoDem nous enrichissent de leur données et expérience ou photos, tant des MoDem péri-régionaux que des MoDem spécialistes du domaine (urbanistes, archis, aménageur, écoconstructeur ou écosavants ou encore grands visiteurs du monde). A l’heure du mail on est aidé comme jamais (transmission de doc et d’images). L’expo est à la fois un facteur de construction du groupe MoDem, de fusion des composantes locales, ainsi qu' un vecteur de rencontre du public et de popularisation du Mouvement Démocrate.
C’est à travers notre réflexion, enrichie et confrontée à celles d’autres groupes MoDem confrontés à une croissance démographique galopante (héliotrope) et à une surconsommation dramatique de l’espace que se dégageront des solutions compétentes et politiquement portables.

Ce mode de travail avec recours aux capacités professionnelles et d’expertise locale, enrichies d’apports extérieurs (dont la recherche est toute une « culture » à développer) devrait constituer ainsi un formidable lieu d’expérimentation et de fonctionnement horizontal. Fonctionnement concret, local, mais fonctionnement horizontal aussi par internet (échange de documentation, discussion, élaboration de documents). Sur ce plan malgré des tentatives, nous sommes loin du compte sur e-soutiens (et je ne reproche rien : je ne sais comment faire).
A partir de ce travail MoDem dans toutes les agglomérations et départements que se formera une solide qualité de réflexion et de proposition du MoDem. Sans expertise, le débat propre au MoDem ou proposé par le MoDem se réduira comme souvent au mélange affligeant d’opinions (généralement télé-guidées par la « culture » télévisuelle).

Une telle orientation de « travail local sur expertise » sera de mon point de vue essentielle pour les Municipales. En effet, le MoDem n’aura pas le temps de préparer ces élections sur la base de dossiers centraux (politique de la ville, l’école , les déchets…). Or chaque ville aura à choisir ses 4 ou 5 axes d’action politique, certes sur la trame du programme Bayrou mais ces axes devront être localement fondés et crédibles (je ne sache pas que Fr. Bayrou se soit prononcé pour ou contre le doublement de l’A.9 à Montpellier, le choix entre le développement aéroportuaire ou celui du port de Montpellier-Sète, ou encore pour le développement ou non de l’urbanisation en zone 5m au-dessus de la mer…). Une certaine expertise est pour cela nécessaire sous peine d’une décrédibilisation dont l’effet pourrait être durable. Avis au amateurs, en quelque sorte: la politique réclame un rude travail. Déjà nous tardons...

Toutefois le rayon local trouve d’une part ses limites, d’autre part il faut que la capacité MoDem, relativement rare et dispersée, puisse être mobilisée de manière centralisée. Je prendrais un exemple volontairement personnel et pichrocolin : une évolution du système de l’archéologie avant travaux est nécessaire en France suite à une carence problématique d e l’offre en opérateurs archéologiques et à des exonérations massives (clientélistes..) de la redevance. L’expertise nécessaire touche 5 domaines : l’archéologie, l’aménagement du territoire, la fiscalité, l’approfondissement éventuel de la décentralisation, enfin l’échelle européenne (pour les opérateurs). Je peux apporter une capacité d’expertise sur les domaines 1,2 et 5. Pas les 3 et 4. J’ignore actuellement si d’autres archéologues sont membres du MoDem (utah peut-être ?) et je serais bien incapable de trouver les compétences 3 et 4. Or la réunion de 4 ou 5 adhérents du MoDem sur ce chantier et ces 5 compétences permettrait au MoDem de rapidement réunir (même par le seul internet) un groupe de travail, de pondre un cahier d’expertise et de prendre une initiative politique en la matière au moment choisi.

C’est aussi ainsi que se construit, sur un mode quelque part « shadow cabinet » la crédibilité d’un mouvement politique et sa capacité d’œuvre le jour où il parvient aux affaires. Sarkozy est arrivé aux affaires avec de nombreux dossiers prêts (techniquement) et pensés (politiquement et sans doute parfois avec des scénarios alternatifs). Il a pour cela bénéficié de l’expertise de tout l’appareil d’Etat, de celle de clubs et de fondations etc. Le MoDem est neuf, (presque) nu. S’impose à lui la rude tâche de briser la circularité : tant qu’on est pas au pouvoir on a pas l’expertise, mais tant qu’on ne l’a pas un minimum on n’accède pas -même par alliance- au pouvoir (dont la première marche sont les villes et désormais les agglomérations).

Je voudrais donc en toute naïveté proposer ici des outils de nature coopérative utilisables tant par nous-mêmes horizontalement que par la structure MoDem Bayrou de manière verticale. Pour être concret comme m’y ont invité derechef les premiers posts sur la partie 1 je détaillerais, au risque d’allonger le propos et de décourager:

OUTIL n° 1/ MoDemCuriosus :
Il s’agit essentiellement de rendre accessible aux adhérents du MoDem le meilleur de l’expertise sociétale. La forme pourrait être la suivante :
proposer en ligne (site MoDemExpert ?) des sujets (par exemple « pichrocolin34 recommande / a lu ») qui peuvent être livrés in extenso (texte) sur le serveur (en ce cas à dimensionner adhoc) avec quelques formats adaptés (.doc .pdf .jpg) ou livrés sous la forme simple (mais frustrante) du seul titre. Ces sujets seraient assortis de mots clés et d’un moteur de recherche par pseudo ou par mot-clés (pour les problèmes de droits, voir la question avec … un expert et voir ce qui est document public, document privé, ce qui relève du domaine public, ce qui se trouve déjà en ligne après fin de l’exclusivité éditeur). Si les obstacles des droits (un comble pour la circulation des idées !) alors il faudra en rester à une transmission entre individus (relevant de l’usage privé du copiste) par mail et pm mais ce serait bien limitatif. Une autre technique palliative pourrait être celle de l'affichage d'un lienavec un site où le texte est déjà accessible en ligne. Une réflexion existe déjà autour de Bayrou sur le NTCI qui permettrait je l’espère d’aller vite dans la mise en place d’un tel outil.

Exemple :
date : dimanche 22 juillet
pseudo : archeo recommande
réf.: Robert Castel « la discrimination négative , le déficit de citoyenneté des jeunes de banlieue »
source : revue : PARTAGE , N°191, NOVEMBRE-DECEMBRE 2006 pp.5-20
mots-clés (au choix A/ ou B/) :
A/mots-clés proposés : exclusion, ghettos, fracture, déficit de citoyenneté, jeunes, femmes, banlieues, famille, droits civique, deuxième génération, ethnicisation …
B/mots-clés publiés avec l’article : (ceux-là sont mieux si on en dispose)

disponibilité (au choix) : bibliothèque du serveur – numérisé perso – lien – bibliothèque courante

Outil n° 2/ MoDemRessource :
Il s’agirait de rendre possible l’appel à / ou la formation de groupes d’expertise à partir d’un répertoire des adhérents avec des rubriques permettant d’indiquer leur profession, le sujet de leur(s) diplômes, leurs champs de compétence, de 20 mots clés etc. Cela permettrait de former à la demande des groupes virtuels d’expertise sur des sujets donnés. Les adhérents pourraient même se proposer entre eux des sujets et faire remonter à FB un « cahier d’expertise » lesquels cahiers pourraient être archivés et accessibles aux membres sur le site (et pour la plupart, aux visiteurs). Evidemment quelques dispositions pour confidentialiser le fichier devront être prises.

Exemple :
NB : il ne faudra pas « gonfler » les réponses : ce n’est pas la course au maximum ni à la performance de remplissage (en ce cas quand il sera fait appel à vous vous risqueriez de décevoir…)
pseudo : Archeo
profession : archéologue
structure : ****
départ. : 34
langues rang 1 : français, italien
langues rang 2 : anglais
lié aux pays : France, Italie, Espagne
lié aux régions (max.5) : Languedoc, Auvergne, Berry, Centre, Paris
entreprises et administrations citées : Ministère Culture, Groupe Guipponi, SERM, Oxford Archaeology, INRAP, CNRS, Montpellier Agglomération (certaines rubriques de ce type pourraient être cryptées *** et accessibles sur autorisation de l’administration site et de l’individu concerné)
mots-clés proposés (max.20) : archéologie, archéogéographie, archéologie rurale, sel, analyse spatiale, céramique, cadastration, modules, fiscalité, aménagement du territoire, écoresponsabilité, Chartres, Montpellier, Padoue, chemins, histoire, Afrique
outils numériques : (Mac) Word, Excel, FileMakerPro, AdobeIllustratorCS1
liens (max.7) : www.objectif-solidarite.org - http://www.cnrtl.fr/lexicographie/ - http://aixtal.blogspot.com/ - http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Stiegler - http://www.guedelon.fr/ - http://www.revues.org/ - http://www.agriturismi-toscana.com/Siena/San_Quirico_d_Orcia/index.htm -
mise à jour par l’intéressé le : 22 Juillet 2007


Je me méfie des choses totalisantes (Qui trop embrasse mal étreint...). L'idée de lister et organiser toutes les compétences pour une mairie (help! Bibifa et Hypos) est intéressante comme démarche pour connaître les exigences et aligner en face des personnes ou des groupes de compétences. Elle force à être fonctionnel (behaviourist), à voir les choses concrètement et non pas dans le rêve, en partant d'une représentation plus ou moins vague ou fantasmée de l'élu. Cela pourrait être l'objet de stages de formation MoDem de 2 jours . Notons au passage que les compétences de l'élu sont innombrables et différentes entre une petite commune de 400 âmes et une de 200.000... Par ailleurs, les choses (et donc les compétences, l'expertise) doivent être désormais situées au niveau des agglomérations ou des communautés de communes (ce qui fait que le cadre électif municipal devient un réel problème, mais c'est un autre débat).

Cette approche par les besoins nécessite de disposer d'un temps que nous n'aurons que pour les municipales 2014. En effet, ces Municipales mars 2008 nous arrivent dessus à grande vitesse (et déjà selon moi l'on prend du retard, ce qui est favorable aux combines des notables: l'urgence sert toujours les maîtres...).

Donc je serais plus modeste: plutôt qu'au Grand Oeuvre, travaillons déjà à cibler 4 ou 5 thèmes adaptés pour chaque municipalité.
Cela nécessite déjà pas mal de cogitation et de travail. Du vrai travail, autre chose que de la mise en forme: de la collecte de données, du heurt à toutes les barrières techniques, humaines ou volontaires dans une France qui se révèle de plus en plus une pseudo démocratie ou qui s'est dé-démocratisée (détenir les info c'est régner, régner c'est priver l'autre de l'expertise et de l'accès aux données), une France qui est loin d'être mue par la transparence et l'accès citoyen aux données (tiens, cela ce devrait être un vrai cheval de bataille du MoDem).

Cherchez par exemple à savoir combien votre ville attribue d'euros par enfant scolarisé en Primaire ou combien votre Département met d'ordis à disposition des collègiens (ratio ordi/collégien) ou quelle est la pyramide des âges du parc d'ordis des Lycées de la région... Vous me direz ensuite si vous avez obtenu ces données en 2 heures par Internet, en 2 semaines auprès d'un centre de doc avec déplacement à votre charge, aucune numérisation et des photocopies à 0,34 c (et pas plus de 20 par personne SVP) ou en 6 mois après lettres recommandées, lettre au Préfet, saisie de la CADA etc.. ou jamais. Le MoDem pourrait d'ailleurs faire du TESTING DEMOCRATIQUE et comparer ainsi quelques administrations ou collectivités...

Pour en revenir à l'expertise, la collecte de telles données passe aussi par des appuis universitaires ou une coopération : mémoires de Master voire thèses (ex. "le parc ordinateurs des collèges en Languedoc: origine, décision Ministérielle ou de la collectivité? incitation des entreprises de PC? developpement, obsolescence et renouvellement, état et évolution du parc logiciel, familiarité des enseignants, heures d'accès réel des élèves, lieu d'apprentissage du logiciel: domicile ou école?...").

Donc pour les Municipales, peu de temps pour quelques thèmes et beaucoup de travail et de barrières. Mais quels mois passionnants nous attendent. ILS trembleront.
Un exemple concret : le thème fort de l'Ecoresponsabilité sur Montpellier implique qu'on aille voir où on en est de l'application du Green Public Procurement dans les marchés des administrations, de la société de nettoyage Nicollin, des grandes entreprises (Dell, IBM, AREVA, SANOFI) des facs et labos.... De quoi mobiliser les compétences d'un groupe "d'experts locaux" et de non-spécialistes, de quoi fusionner les MoDem, les Cap 21 et ex-verts de tout poil. Une base de données "compétences des adhérents" pourrait se révéler précieuse et gain de temps appréciable.

Au passage, un tel travail collectif, sera non seulement autoproducteur de MoDem mais il fera aussi émerger des porte-parole, des leaders, des élus potentiels.
Le travail, toujours le travail... En plus il donne un imparable droit à la parole.





Date de création : 30.07.2007 @ 20:45
Dernière modification : 30.07.2007 @ 20:45
Catégorie : Organisation
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